Les enfants et la surstimulation des fêtes.
- 16 déc. 2025
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Les fêtes approchent. Les lumières clignotent partout, les agendas explosent, les chants de Noël tournent en boucle et les enfants comptent les jours comme si chaque matin était un ticket de loto. Et au milieu de tout ça, une phrase revient sans cesse : « Il est infernal en ce moment… » Non. Il est juste surstimulé. Oui, surstimulé. Pas méchant, pas capricieux. Son cerveau essaie juste de digérer tout ce qu’on lui balance, et il rame un peu.
Trop de joie, ça peut donner la migraine
On oublie parfois que pour un enfant, les fêtes, c’est comme secouer un shaker plein d’émotions, de surprises et de bruits. Les routines changent, les adultes sont speed, les journées sont remplies, et même les moments super heureux demandent de l’énergie. Résultat ? Quand la batterie est vide, le corps parle à la place des mots : colères soudaines, agitation, fatigue extrême, pleurs pour un rien. Ce n’est pas un caprice, c’est juste un cerveau qui dit « stop, j’ai besoin de souffler ! »
Nous, on sait que Noël arrive dans 8 jours. Eux, ils vivent dans l’instant. Sans repères clairs, le temps devient flou, l’attente stresse, et l’excitation monte sans jamais redescendre. Donner des repères visuels et concrets, c’est comme leur offrir une bouée invisible mais super rassurante. Savoir ce qui se passe aujourd’hui, ce qui arrive bientôt, ce qui est encore loin. Pour nous, ce sont des détails. Pour eux, c’est la vie sauve.
Mais attention, protéger les enfants de la surstimulation ne veut pas dire vivre Noël dans le noir. On ne supprime pas la magie, mais on prévoit des « pauses respiration ». Alternons moments forts et moments calmes, du temps libre sans consignes, et acceptons que tout ne soit pas vécu à fond tout le temps. Un enfant n’a pas besoin de TOUT faire. Il a juste besoin de sentir qu’il peut se poser quand son corps le réclame. Et franchement, nous aussi on adore ces moments où tout ralentit un peu.
Fêtes et enfants = Les émotions font la fête aussi
Les fêtes réveillent tout. Joie, impatience, fatigue, frustration, parfois déception. Et ces émotions, elles sortent parfois en vrac. L’un pleure pour un rien, l’autre explose de colère, le troisième se planque dans un coin. Mettre des mots dessus, c’est magique. Dire que c’est normal, montrer que toutes les émotions ont le droit d’exister même au milieu des guirlandes. Nommer apaise, reconnaître sécurise, accompagner calme.
Quelques trucs qui font une énorme différence :
Impliquer l’enfant quand c'est possible, qu’il voie ce qui est fait et ce qui reste à faire dans l'organisation de ces fêtes. L’autonomie, version Noël.
Accrocher des supports visuel à sa hauteur, Le tout avec des images simples. Un soleil, une brosse, un sac d’école. Pas besoin de Picasso.
Rester souple. Certains jours tout roule, d’autres pas. Et ça va quand même.
Célébrer les petites victoires. Le « tu l’as fait toute seule » vaut mille tableaux de motivation.
Penser aux enfants, c’est aussi penser à soi
Les adultes sont sursollicités eux aussi. Tout préparer, tout penser, tout organiser, tout rendre magique. Ralentir pour les enfants, c’est souvent ralentir pour soi. Et ce n’est pas un luxe. Les fêtes ne sont pas une performance. Ce sont des moments à vivre. Parfois, le plus beau cadeau qu’on puisse offrir, c’est un cadre rassurant et un adulte disponible, même imparfait.
Les enfants n’ont pas besoin de plus. Ils ont besoin de mieux. Repères, compréhension, douceur, temps pour intégrer. Quand on ajuste l’environnement, le comportement suit presque tout seul.
Si cet article vous a parlé, s’il a mis des mots sur ce que vous observez ou ressentez, n’hésitez pas à le partager autour de vous. Ces questions sur les fêtes et enfants traversent beaucoup de familles et de classes, et parfois, savoir qu’on n’est pas seul change déjà beaucoup de choses.
Je vous dis à très bientôt et prenez bien soin de vous et de vos proches ;)
Anaïs




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